APPEL PUBLIC
L’heure est grave : le Rassemblement National présente plus de 600 listes pour les élections municipales et pourrait gagner plusieurs mairies dans quelques mois, et s’implanter durablement dans nos quartiers, villes et villages.
Le FN a été fondé par des collaborationistes, des Waffen SS et des nostalgiques de l’Algérie française dont des membres de l’OAS. Le RN est toujours un parti fasciste qui doit faire l’objet d’une lutte spécifique. Il défend la « préférence nationale » tout en s’appuyant sur les offensives xénophobes du gouvernement et de la droite.
A chaque fois que le RN a pris le pouvoir, ça a représenté un tournant fasciste. Ils ont mis à execution leur programme raciste. Le maire RN du Luc dans le Vaucluse a menacé physiquement des associations de sa ville, a fait adopter une charte « Ma Commune sans Migrants » et a envoyé des lettres racistes à ses habitant.es.
Le programme du RN est également sexiste et transphobe. Ils menacent notement de supprimer les subventions au planning familial, voire de supprimer des antennes locales.
Pendant trop longtemps, nous n’avons pas assez réagi face à ce danger fasciste. Comme constaté lors des élections législatives de 2024, la possibilité de leur victoire libère la violence raciste dans nos rues.
Il est temps de mettre un arrêt à cette avancée. Nous devons nous opposer frontalement à ce parti dangereux.
Nous, collectifs, associations, organisations politiques et syndicales, appelons à rejoindre et/ou à construire des initiatives de lutte contre le Rassemblement National et Reconquête! pour les empêcher de faire campagne.
Nous appelons également à l’organisation de grandes marches antiracistes et antifascistes les 15 et 17 mars.
Nous sommes en train de mettre en place une plateforme sur laquelle on peut mettre des brochures, des tracts et des methodes pour que n’importe qui, n’importe où, puisse recouvrir chaque sticker et chaque affiche des candidat-e-s de ce parti, être présent-e-s à chaque tractage et à chaque meeting pour rappeler que nos villes et nos villages sont et resterons antifascistes et antiracistes.
Ces outils (brochures, tracts, affiches) seront disponibles et utilisables librement pour garantir un antifascisme local autonome.
Signataires :
Organisations :
Action Citoyenne Antiraciste Antifasciste Beaucaire ; Afa Felger ; Afroqueer RevolutionR ; Paris Antifa 20e ; Bastyon de Résistance ; Castres Antifa ; Citoyen maestracc ; Collectif Antifasciste de Lutte Montrouge et Environs ; Collectif Antifasciste du Bassin Minier ; Collectif Antifasciste Orléans ; Collectif Antiraciste et Antifasciste Lils Romainville Pré-Saint-Gervais (CARAF) ; Collectif de Lutte Antifasciste de Clignancourt ; Collectif Je DIs OUI ; Collectif Mémoires En Marche Marseille ; Cultures en lutte IDF ; Comité de Quartier Antifasciste 6e – Marseille ; Comité Vérité et Justice pour Lamine Dieng ; Collectif Révolutionnaire Autonome Anarchiste Antifasciste du Mans et Environs (CRAAAME) ; Drama Queer Football Club ; FSE Aix ; Front commun antifasciste 22 ; Front Populaire Etudiant ; Génération Jul ; Groupe Etudiant Libertaire 72 ; INTIFADA FRANCE ; Jeunesse Antifasciste Toulousaine ; L’Assemblée Générale Antifasciste de la Sarthe ; La Piraterie Antifasciste ; La voix des Rroms ; Le Drapeau Noir journal ; Lutte antifasciste forezienne ; M8M – Marseille 8 Mars ; Maison International Populaire – MIP ; MEP Marseille ; Nancy Antifasciste ; Neant ; Nous toustes Paris 11-12 ; Riposte Antifasciste – Marseille ; Riposte Populaire ; Réseau national de la semaine noire ; SAF marseille ; Solidarité antispéciste ; Soulèvements de la terre 13 ; STOP AUX VIOLENCES D’ETAT (SAVE) ; Sud culture Solidaires 13 ; Syndicat des Travailleur.euses Uni.es de la Culture et du Spectacle (STUCS) CNT-SO ; T.A.P.I.R ; Tours Antifa (TAF) ; TransVNR 13 ; Union communiste libertaire Marseille ; Union Étudiante Aix-Marseille ; Union Palestine Marseille UPM.
Personnalités publiques :
Saralaskaa
CONSTRUIRE UN COLLECTIF ANTIFASCISTE EN 10 ÉTAPES
1. Convaincre son entourage
Convaincre son entourage C’est peut être l’étape la plus compliquée à passer… tout comme ça peut être hyper simple ! L’idée c’est d’affronter sa peur. Si on pense qu’on a les forces de changer les choses, qu’on a l’impression qu’il faut s’organiser, que seul on va pas y arriver… Bah il faut aussi se dire que d’autres personnes pensent les mêmes choses !
Alors faut pas hésiter. Autour de nous on discute parfois de politique, devant un café, une bière etc… Faut retourner voir ces collègues, ami-es, voisin-es, camarades d’une AG, avec qui on a eu une super discussion et proposer : « j’ai envie de lancer un collectif antifasciste, ça te tente ? »
Tâchons quand même de se donner quelques arguments pour se convaincre et convaincre les autres :
- C’est dans l’action collective qu’on obtient la force capable de vaincre le fascisme
- On peut pas attendre que d’autres groupes antifascistes nous « sauvent » il faut le faire nous même !
- Sortir de l’isolement et se confronter aux problématiques de l’organisation, ça permet de se rendre fort-es
- Le danger fasciste existe, mais le pouvoir de faire est en nous
2. Se poser la question du plus que le collectif va apporter ?
Est-ce qu’il y a déjà des collectifs antifascistes, est-ce qu’ils sont ouverts ? Quelles sont leurs actions ? Le collectif sera-t-il ciblé sur un quartier ? Ou sur l’ensemble de la ville ?
Bref, on se construit pas contre d’autres camarades, mais on complète un paysage militant, on vient apporter quelque chose qu’il n’y a pas : un antifascisme ouvert et de masse.
3. Trouver un lieu de rendez-vous
L’idée est d’avoir une table et des chaises. Etre dans un lieu plutôt calme est un plus. Pendant un temps cela peut se faire dans un café ou un lieu public, mais on vous conseille de vous rapprocher d’une association avec un local qui pourrait vous prêter l’usage ou encore contacter un syndicat (parfois accéder à une bourse du travail demande d’avoir au moins une personne syndiquée).
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4. Préparer et organiser une réunion
Pour toutes les réunions, c’est super utile de prévoir un ordre du jour (ODJ) à l’avance : ça permet de pas s’éparpiller et d’être sûr de ne pas oublier des points de discussion importants ! C’est mieux qu’il soit organisé pour traiter les urgences en priorité, tout en se laissant du temps pour parler de tout. A la fin de chaque réunion, on récapitule les décisions et si on a oublié des choses, on peut l’ajouter à l’ODJ de la prochaine réunion.
En début de réunion, c’est utile de distribuer des rôles pour le bon fonctionnement de la réunion.
Un rôle super important est celui de l’animation : c’est vraiment la personne qui facilite la discussion, elle introduit les sujets, donne la parole, résume les positions et parfois aide à formuler des propositions à partir des discussions. Elle permet de passer d’un point à l’autre.
Un autre rôle est celui du scribe : c’est la personne qui écrit un compte rendu (CR) de la réunion. Le CR est super important pour les personnes qui n’étaient pas là et il permet de se souvenir de ce qui a été décidé collectivement et des tâches à faire.
Pour l’ODJ et le CR vous pouvez utiliser la suite de logiciel gratuit de Framasoft. Ces outils vous permettent de collaborer en temps réel (ça remplace Google). Un outil génial est Framapad (https://framapad.org/abc/fr/) où vous pouvez préparer vos ODJ à l’avance et écrire le CR.
Enfin, un dernier rôle utile, est le tableau des tâche. Une personne prend en note toutes les tâches à faire qui on été décidé au fur et à mesure de la réunion. En fin de réunion, elle les récapitule et on se répartit les tâches.
Pour les prises de paroles, c’est hyper important de ne pas se couper la parole et de s’écouter. Une méthode efficace consiste à lever les doigts pour indiquer l’ordre de prise de parole : un doigt levé pour la prochain prise de parole, deux doigts pour celle d’après, etc. Quand la 1ère personne qui avait le doigt levé commence à parler, les autres personnes voulant intervenir baissent un doigt. Ce système rend l’ordre de parole visible et favorise l’écoute et l’attention.
5. Avoir une existence numérique
Pour vous organiser en dehors des réunions et échanger des informations entre les membres, on vous conseille d’utiliser Signal (https://signal.org/fr/download) afin de créer un groupe avec les différents membres. Signal est une application de messagerie sécurisée, axée sur la protection de la vie privée ; préférable à WhatsApp car elle ne collecte pas de données.
Avoir un mail est super utile : il vous permet que des habitant·e·s puissent vous contacter pour, par exemple, vous informer de la présence d’un facho dans un quartier ou la volonté de vous rejoindre. Il facilite aussi la mise en lien et les échanges avec les autres collectifs de votre territoire. Enfin, il sert à vous s’inscrire aux différents outils et services qu’on évoque après. On vous recommande d’utiliser un hébergeur mail militant comme Systemli (https://www.systemli.org) ou Autistici (https://www.autistici.org). Certains de ces hébergeurs exigent un parrainage : n’hésitez pas à nous contacter (Clique ici !) afin que nous puissions vous parrainer et vous permettre de créer votre mail.
Avec votre adresse mail, vous pouvez créer un compte Instagram pour rendre visible ce que vous faites et permettre à ce que des personnes vous contactent.
Enfin, grâce à votre mail, vous pouvez créer un compte Canva. Canva est un outil en ligne qui vous permet de créer facilement des affiches, tracts et post Instagram. Vous pouvez être plusieurs à travailler en même temps sur un design.
6. C’est quoi l’unité d’action ?
Se mettre d’accord sur la cible, quand et comment frapper. L’unité d’action c’est ne pas essayer de trancher sur une unité idéologique. Un groupe antifasciste n’a pas besoin d’être 100% communiste, ou 100% anarchiste ou 100% réformiste pour se mettre d’accord sur le plus important : frapper les fascistes. C’est se donner une base sur laquelle se mobiliser et se renforcer dans l’action.
7. Se mettre en réseau
Surtout au début, c’est hyper important d’essayer de faire du lien avec d’autres organisations qui ont des objectifs communs : ça permet de connaître un peu mieux le milieu militant de la ville tout en se renforçant !
Ça peut être des collectifs, des syndicats, des assos de quartiers etc. Souvent, il suffit d’aller toquer à la porte du local et d’expliquer un peu la démarche 🙂
C’est aussi très utile de se mettre en contact avec une legal team : ce sont des groupes de juristes et d’avocats qui permettent de donner des conseils en cas de répression.
8. Analyser et Cibler l’extrême-droite locale
C’est quoi l’extrême-droite dans mon quartier, dans ma fac, dans ma ville, dans ma région ?
Est-ce que c’est des groupuscules, des partis, des personnes isolées, des syndicats ?
Ça veut pas dire qu’on doit fermer le collectif et entrer en paranoïa ! Faire masse c’est notre première sécurité, mais ça demande de faire acte de prudence quand même ! Et surtout ça doit diriger l’action ! On ne se bat pas de la même manière face au RN que face à Némésis !
9. Lancer sa première action… dans la foulée !
La 1ère action permet de se donner de la force et la confiance collective. On peut aller tracter, coller, aller ensemble à une manifestation et tenir une banderole ou tenir une table avec des brochures et du café pour échanger avec les gens. L’idée c’est d’exister et de prendre la rue, de faire groupe et tester les besoins de son territoire et adapter son groupe à ces besoins.
10. Développer la camaraderie
L’idée, c’est pas forcément d’être ami-es, mais peut être quelque chose d’aussi fort : être camarades !
Être camarades ça demande de créer de la confiance sur une base politique. C’est un lien de solidarité et de soin très fort.
Un petit conseil en plus : choisir un blaze ou un pseudo. C’est pas une question de folklore, ça répond plutôt à un enjeu d’assurer sa sécurité individuelle (professionnelle, familiale etc). Cela permet aussi d’initier des réflexions plus large sur la répression et développer ses propres stratégies collectives d’anti-répression.
MATÉRIELS
AFFICHES
TRACTS
CONTRE LE FN-RN, CE PARTI FASCISTE, ORGANISONS-NOUS !
PAS DE CAMPAGNE POUR LES FACHOS !
MANIFESTATION DU 14 MARS : NON AU RACISME, AUX FASCISME, VIOLENCES D’ÉTAT (MDS)
BROCHURES
STICKERS


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